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J'y arriverai. J'irai tout là haut, malgré tout. Malgré vous. Restez bien en bas, crevez-y. En attendant regardez moi toucher ça. Allez, crachez, médisez, criez. Laissez moi rire. Laissez moi profitez de ce que vous n'aurez jamais. Tu sais qui je suis bordel? Non mais tu sais qui jsuis? Tu sais que j'ai toujours ce que je veux? Tu sais que t'es juste un objet pour moi? Juste un putain d'objet, rien à foutre de ta gueule mec. Vulgaire? Je t'emmerde. Moi j'aime, je rêve, je vis quoi. Toi? Toi tu traînes des pieds, ton visage n'est qu'apparence de faux sourires, tu meurs quoi.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 13:58

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Je la regarde. Elle s'approche. Alice. La blondeur de ses cheveux. La perfection de son teint. L'ange. Oui, Alice c'est l'ange. C'est l'enfant même du ciel. Le fruit de ses entrailles. Depuis 17 ans, on peut lire sur les visages des gens qui se retournent, une immense admiration. "Qui est-elle? Mannequin ? Actrice ?" Ils continuent chaque jour à me faire rire. Cette façon d'admirer une inconnue, de pouvoir se mettre à terre, lécher la trace de ses pas. Et elle qui s'en fou. Elle qui se fou des gens qui l'admire pour son physique. Elle qui se fout de tout ces mecs qui se retournent sur son passage, toutes ces vieilles qui la complimentent. Moi c'est pour ça que je l'admire Alice. Pour sa simplicité, sa discrétion, sa timidité et ses faiblesses. J'aime sa façon de pleurer, sa façon de s'exprimer, sa façon de ne dire tout qu'à moi, sa façon d'aimer, sa façon de bouger. J'aime le fait qu'elle ne supporte pas la pluie. J'aime sa classe, sa façon de s'habiller, sa façon d'embrasser. J'aime sa façon de boire, sa façon de me regarder fumer. J'aime encore plus sa façon de fumer. J'aime sa façon de vivre en sous vêtement. J'aime tout aimer chez elle.








Elle m'attend. Je sais que je ne suis pas en retard. Elle aime arriver avant. Elle aime fumer avant. Elle aime être là. Elle aime pouvoir me voir arriver. J'aime pouvoir l'admirer tout en m'approchant d'elle. J'aime voir les gens la regarder de travers. Ils la voient tous comme la fille du diable. D'un premier regard, ils se pensent capable de pouvoir juger. Alors oui, elle a les yeux noirs du mal, elle a la peau blanche de la mort, les lèvres rouges du sang. Mais elle a l'âme pure. Et eux, eux qui ne lui ont jamais adressé la parole, eux sont sur d'avoir raison. J'aime savoir qu'ils ont tord. Elle est belle June. Elle est belle à sa façon. Elle est belle avec ses longs cheveux couleur marron chocolat. Elle est belle avec ses yeux à moitié maquillés. Belle avec sa clope, ses fringues, son allure rock. Elle est belle tout simplement June. Elle me regarde et me lâche un immense sourire. Croyez-moi, le sourire de la fille du mal tue.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:52

Telle une poupée.

Telle une poupée.
Telle une poupée. Elle était là. Assise sur un banc. Dans la rue. Un dimanche soir. Tout était désert. Cela ressemblait à une vieille photographie en noir et blanc. Un paysage désert, et elle. Telle une poupée. Elle balançait ses jambes, faisant viroler le tissu de sa courte robe. Elle essayait tant bien que mal de s'emmitoufler dans sa veste en jean. Son visage ressemblait trait pour trait à celui d'une poupée. Une peau de porcelaine, des lèvres rosées, un regard perdu, un sourire fade. Oui, elle souriait. Elle souriait toujours. Ce soir là, ses yeux dénonçaient son mal être. Ce soir là, ses yeux faisaient d'elle une écorchée-vive. Un regard posé dans le vide. Elle sortit une cigarette de sa poche, l'alluma. Cette image aurait pu donner naissance à un roman, une véritable histoire.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:35

N'oubliez pas qui je suis.

Elle ne voulait pas. Ne veut pas. Ne veut plus. Plus jamais. Jamais combler ce vide. Ce vide intense. Elle t'en veux. Elle te veux. Toi, ton sourire, ton regard, tes défaults. Surtout tes défaults. Reviens. Elle te fracassera.
N'oubliez pas qui je suis.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:29

Lou.

Lou.

"Il y a des choses qui ne se remettent pas au lendemain. Celle-ci j'aurai déjà dû la commencer hier, mais je l'ai remise à aujourd'hui, ce soir. J'ai repris mon stylo ou plutôt mon ordinateur, et je me suis remise à écrire. Ecrire. Cette chose que j'aimais tant. Il est temps de te reprendre mon amour. Toutes ces phrases qui s'entrechoquent dans ma tête, tous ces soirs à rester éveillée, ces nuits sans prendre la peine de dormir ne serait-ce qu'une heure. Ne faire qu'écrire. Ne faire que ça. Ecrire. Au fond, ça me résume. Moi? Moi c'est Lou. Née d'un connard et d'une camée dont l'ouverture des cuisses est un automatisme. Evidemment le connard, il s'est barré dès qu'il a appris mon existence. Elle, elle s'est remariée avec un type bien, un homme banal donc, avec l'avantage d'être sans histoire. Je suis Lou, et je suis seule. Alors bien sûr je suis toujours accompagnée. Mais ce n'est pas parce qu'il y a du monde autour de Lou, qu'elle n'est pas seule. Il y a eu cette fille, Nouïra. Ce que je peux en dire? Se méfier des gens qui disent vouloir vous aider, ils sont comme tout le monde, n'ont rien d'exceptionnel. Je ne suis pas du tout la fille à plaindre. J'ai pas la meilleure des vies mais je suis loin d'avoir la pire. Je n'ai jamais été violée, ni battue. La seule chose qui m'a longtemps posé problème c'est un manque d'amour considérable. Mais quand on ne l'a pas connu, on n'a pas de mal à s'habituer à son absence. Etant plus jeune, j'étais sensible aux gens dans la rue. Ils étaient là. Ils s'aimaient. Tous. Une mère et sa fille. Deux frères. Un couple. Tous s'aimaient. Moi, seule. Non. En réalité, je mens. Je mens parce qu'il vaut mieux oublier. Il vaut mieux oublier que pendant de longues années, il y a eu eux. Maintenant, rien n'est plus. Surtout, je refuse qu'on me prenne en pitié. Je suis méprisable, et je méprise. Tout. Je méprise tout. Ma mère, son mari, le boucher, la fleuriste, la boulangère, la clope que je me fais le matin et toutes celles qui enfument mes journées. Chaque mot prononcé, chaque seconde passée. C'est pour bientôt. Je vais partir, ne jamais revenir pour mieux me retrouver. Il faut que j'aille me reposer, demain sera ce jour."

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:18

Ave Maria.

Ave Maria.
Deux ans. Cela fait deux ans, c'est bien ça? Premier regard, première complicité, premiers sentiments, première jalousie et toutes les premières fois qui vont avec. Toutes ces fois qui se sont remises à zéro avec toi. Tout ça qui restera à jamais. Mais tu vois parfois la vie exige un changement. Une transition. Comme les saisons. Cela fait un moment déja. Je pourrais dire "Je reviens te chercher". Mais à quoi bon? Il y a un moment où il faut tout arrêter. Ne plus retourner en arrière. Alors laisse ta place va.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:13

Passion ou rien.

"Dans la vie, il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Le fait que je t'écrive cette lettre, le fait que je ne sache pas si tu prendras la peine de me répondre, le fait que tu ne saches pas non plus qui je suis. Du moins pas encore.
Il y aussi des choses qui valent la peine d'être faites. Et même si le risque est présent, je tente. Le message ne passera peut être pas de la manière que je voudrais. Je tente.
Il y a eu ce moment. Un moment que tu as surement trouvé banal et que tu as peut être déja oublié.Un moment dans la nuit sur trois notes de guitare, j'ai ressenti. Tu repliera surement ce papier en te disant que certaines personnes feraient mieux d'être internées. Et ta vie reprendra son cour normal. Mais tu vois, tu peux aussi ne pas replier ce papier, prendre un stylo. Tu ne trouvera peut-être rien à répondre. Mais tente."
Passion ou rien.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 12:11

C'est la fin.

Si je dois mourir, je veux pouvoir me sentir une derniere fois vivante
T'attraper par le coup, te suspendre par le cul
Te faire mal encore et encore
Ne plus m'arrêter
Et puis partir
Loin de tout, loin de toi
Loin de toi qui est mon tout.

# Posté le jeudi 23 avril 2009 06:45